Machine à visions

La machine à visions, ou MAV, concept de musiques instrumentales, style ambient et de mix VJ (logo: B.Kowalky/G.Senetta).

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ZONES D’OMBRE

Album sorti en 2005 avec l’aide du plan rock du réseau 92.

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–REVUE DE PRESSE
“Comme s’il était sur un piédestal, il déclame à qui veut l’entendre sa vision des choses, forcément peu optimiste, qui sonnent comme un cri de rébellion envers une société qui de plus en plus écrase ceux qui la composent. Juko est sans doute un personnage unique en son genre dans l’Hexagone.” Liability webzine

“Très bon titre puisqu’on se retrouve à plusieurs reprises dans un univers angoissant comme “Ouvré barrié”, composé de cris, de voix rauques. L’album se structure autour de sons électroniques, qui composent des paysages, jouent avec les mots.” The french touch

“Du prologue à l’épilogue, le voyage n’est pas de tout repos. Tout en louches contorsions, ces douze chansons électro-ambiant sont des “épines dans les tympans”, qui parfois s’apaisent (la ritournelle folk grand seigneur de “Faut-il vraiment ?”), mais souvent virent au vinaigre (les crocs “indus” de “En état de marche”, “Ouvré Barrié”). Moins stellaire que son prédécesseur, “Zones d’ombre” n’en est pas moins obsédant. Poussé par une fièvre de dire, l’auteur s’y montre plus rock et “explicit lyrics”. Sa voix hantée, mixée en avant, envoie bouler tout un pan de son exotisme S.-F., comme si elle était devenue une réalité bien trop amère pour être traitée comme un simple arrière-plan musical. Impossible de jouer au touriste, on est pris en otage.” Longueur d’ondes, S.Fesson

2000 ans plus tard

Album 2003 sorti en 2003 avec l’aide du plan rock du réseau 92 et distribué par Musicast.

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inside

–REVUE DE PRESSE–

“…Entre cyber-chanson rock et interlude ambient, il façonne des morceaux intimes d’une violente noirceur…” Longueurs d’ondes

“C’est donc un album bien de son époque qui nous a été livré par Juko. Ce dernier tente de garder les pieds sur terre et de rester réaliste sur le monde qui nous entoure. Un album donc à la limite du militantisme mais du militantisme humain qui ne ferme aucune porte.” Liabilitywebzine.com

“S’y melent toutes sortes d’incantations synthetiques, des prieres charnelles ou des saynetes sanglantes. Son inventivite rythmique chasse l’ennui, et l’album s’apparente a un opera electropop plutot psyche.” Open Mag

Concert au lapin vert samedi 11 mars, 20H00

J’étais en concert sur la péniche du Lapin Vert en formule Duo, piano/voix/machine avec l’excellent Olivier Soubeyran à la basse/violoncelle électrique.
Ce fût une première pour notre formule duo (cuite saignante), et je crois un vrai plaisir partagé. @ très bientôt pour une prochaine!


Photos copyright Adrian Garcia Landa

En mon absence (poème)

En mon absence
fermer les fenêtres avant de partir
tirer les rideaux
vérifier que tous les appareils soient débranchés
la télé, le lecteur dvd, les ordinateurs
fermer le gaz
ranger la table de la cuisine
ne pas laisser trainer de miettes
couper l’eau
prendre les poubelles
passer l’aspirateur
faire un dernier tour de l’appartement
éteindre les lumières
fermer la porte à clé
penser à moi

Poème 3

Emmène-moi où je n’ai plus pied
Prends-moi sur ton dos
Je mettrai mes mains autour de ton cou
Surtout ne me lâche pas
C’est encore trop tôt
Apprends-moi à nager
Un coup derrière, un coup devant
Montre moi les mouvements
Je suis pas un champion
Mais ok je lâche la bouée
Même si parfois quand même
Dans l’eau froide je tremble

The Rope (la corde), Hitchcock, où “Tel est pris qui croyait pendre”

Pour les besoins d’un projet, je me suis amusé à (re)voir La corde de Hitchcock, de 1948. C’est assez particulier puisque conçu quasiment comme du théâtre filmé, en longs plans séquences, belle prouesse artistique et technique, et basé sur un suspens essentiellement psychologique, sans musique, avec des dialogues très écrits. Théâtral donc.
Le dispositif est assez pervers (Hitchcockien), il s’agit de deux étudiants (un fragile dominé, un psychopathe dominant) qui mettent en pratique la théorie de leur ancien prof de philosophie, espérant ainsi gagner son estime, à savoir que certains êtres sont supérieurs et ont le droit de vie et de mort sur les humains qu’ils estiment inférieurs. On sort à peine des horreurs de la seconde guerre mondiale et du nazisme.
Le film commence donc par l’exécution d’un supposé inférieur, dans leur appartement (nous apprenons vite qu’il s’agissait d’un ami). Le crime est odieux, réalisé froidement, rapidement comme une expérience sur un rat de laboratoire.
Puis tout le film s’organise autour d’un diner où sont invités le père et la mère de la victime, sa petite amie, l’ex de cette petite amie, et évidemment le prof de philosophie des 2 compères hôtes.
Le repas est servi sur un buffet, dans lequel se trouve le cadavre de l’étudiant assassiné…
Commence le jeu du chat et des souris.
Mise en scène perverse du tueur psychopathe, d’Hitchcock, qui nous contraint à nous identifier au psychopathe, et à jouir avec lui de ses manipulations diaboliques sur son entourage. Le malaise nous envahit.
Bien sûr au final les tueurs se font démasquer par le prof de philosophie, effrayé qu’on puisse mettre en pratique des théories qu’il professait, certes de façon un peu légère et irresponsable. Il s’est fait piéger, mais de la théorie au passage à l’acte il y a une frontière, essentielle, qui sépare l’homme civilisé du barbare. Voilà qui fait toute la différence entre le professeur et les tueurs. Voilà pourquoi il ne leur ressemblera jamais, il choisit la civilisation, alors qu’il eut eté si facile de faire justice soi-même, un pistolet à la main.
Il laisse la société juger, société qui, il en est certain, les condamnera à mort pour ce crime…Et par conséquence s’octroiera un droit de vie et de mort…
Et d’un coup, tout le formidable et complexe édifice du film s’écroule.
Refuser de donner la mort soi-même mais laisser ce soin à la société, quelle différence? Aveu d’une société pas si civilisée que ça, où l’instinct de vengeance du groupe se substitue à celui de l’individu.
Justifier la peine de mort comme un instrument de justice civilisé est totalement incongru. Terrible lapsus. L’inconscient de l’époque se trahit, dévoile sa propre barbarie. On objectera que la peine de mort paraissait une évidence dans l’Amérique des années 40 (et cela reste le cas dans pas mal d’Etats), mais c’est justement ce qui est consternant. Cela montre que malgré toute la sophistication du film, les dialogues subtils, digne d’une discussion philosophique pointue, la boue dont nous sommes fait remonte là où ne l’attendait pas, et prend Hitchcock (ou son scénariste, son producteur) à son propre jeu. Exactement comme le professeur de philosophie. Ou bien serions-nous victimes d’une ultime manipulation?..

Elle rôde

Elle rôde, elle rôde
Elle est là,
Elle tourne autour de toi
Elle prend tout, elle ne laisse rien

Que des images, que des souvenirs
Parfois seulement un rire

Elle rôde, elle rôde
Personne ne lui échappera
Personne n’en reviendra
Elle rôde

Un par un, un par un
Nous tomberons
Comme des mouches, comme des mouches
Nous tomberons

Il ne reste rien que des souvenirs
Que des images, parfois seulement un rire
Des regards, des sourires

Elle rôde, elle rôde
Ferme les yeux si ça te chante
Elle rôde, elle rôde